Auteur du site Mr ORTEGA Roger de Delmonte

Les  Grands  Personnages de  MON QUARTIER DELMONTE

 

Sur l'Echo de l'Oranie de mars - avril1995  Jojo de Delmonte ( s'il regarde ce site j'aimerais qu'il me transmette un mail merci par avance ) écrivait ceci

Les DELMONTOIS Font des GENERAUX

" Après notre ami Antoine Roch Albaladéjo de la rue de Dixmude ( HBM ), nommé Général de Brigade le 4 décembre 1994, c'est au tour de Bernard Mounier de l'avenue de Sidi - Chami d'être inscrit à l'avancement pour le grade de général en 1995

Si le premier a fait la brillante carrière que l'on sait au sein de la légion étrangère, Bernard a,  à son actif un très beau parcours dans les troupes parachutistes et de montagne

Paradoxalement ce sont deux des garçons les plus tranquilles de notre turbulent quartier qui auront choisi l'aventure militaire. Et avec quel succès. Leur réussite rejaillit sur nous tous. Delmontois et nous en sommes très fièrs. L'Echo de l'Oranie s'associe à cette légitime fierté. "

Et je dois rajouté que moi Roger Ortega auteur de ce Site et ami d'enfance de Toinou Albaladejo suis aussi très fier de pouvoir transcrire ce texte sur le Site de Delmonte et d'y faire figurer leurs photos

Le Général Antoine Roch  ALBALADEJO

et son Epouse DANY

Bernard  MOUNIER

Si vous avez une photo merci de me la transmettre

 

 

 

Roger COMBEL
Conseiller-Maître honoraire de la cour des comptes
Chevalier de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite
Croix de la valeur militaire
Croix du Combattant

Né le 17 Juin 1935 au 16 rue Tirman à Delmonte, fils d'Ildevert Combel et de Mme née Maria Laverone
Marié le 22 décembre 1960 à Melle Lilliane Guillen


Son parcours
Collège Ardaillon, et Lycée Lamoricière
Faculté de Droit d'Alger
De Droit et de sciences économiques de Dijon
Ecole nationale des services du Trésor
Inspecteur du Trésor en Côte d'Or
Inspecteur principal du Tarn et Garonne, du Lot, et de l'Hérault
Directeur adjoint de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Directeur Financier de la Régie des Transports de Marseille
Président de la chambre régionale des comptes de Franche-Comté, de Bretagne, du Languedoc Roussillon

 

Mr JUAN

Directeur de l'Ecole de Garçon de Delmonte

Je devrais dire Directeur de l'ensemble des élèves d'Oran

Tous les enfants qui étaient en échec scolaire, quel que soit leur lieu de résidence, arrivaient dans sa classe. il ne refusait aucun élève et tous réussissaient après être passés dans sa classe.
J'aimerais avoir une meilleure photo, merci à qui pourra me la transmettre

 


Jean et Louise JUAN

   Jean JUAN naît avant-dernier d’une famille de 7 enfants, le 6 mai 1901 à KOUBA, sur les hauts d’Alger.

 Son père est jardinier et sa mère journalière, ils sont venus des Baléares en Algérie, vers 1883 , ils élèvent quelques chèvres que Jean est appelé à garder ; mais il n’abandonne pas l’école, bien au contraire,…

 Devenu Instituteur, il enseigne à Montgolfier.  De sa classe sortira, parmi bien d’autres, ACHOUBA Mohamed qui restera un ami de toujours et, Enseignant lui aussi, deviendra Inspecteur d’Académie à Oran.

 Il pratique le scoutisme et y rencontre Louise REBATTEL , qu’il épouse en 1933.  Ils auront 3 enfants : Maguy, Mario et Jeanne. 

 Louise naît en 1906, le 28 septembre à Legrand, à l’Est d’Oran dans une famille d’agriculteurs qui défrichera une concession à Aïn El Arba, en bordure Sud de la « Grande Sebkra » d’Oran.

 Devenue Institutrice, formée à « l’Ecole Normale » d’Oran, elle enseigne, entre autres dans son village d’Aïn El Arba, puis à Victor Hugo (quartier d’Oran).

 Jean vient enseigner à Carteaux (autre quartier d’Oran).

 Il est Responsable, pendant plusieurs étés d’une colonie de vacances d’enfants nécessiteux de la Ville d’Oran, au Domaine de la Pérouse dans la Drôme.

 Durant la 2ème moitié de leur carrière, tous deux enseignent à l’Ecole Primaire de Garçons de Delmonte.  Louise, au cours élémentaire 1ère année.  Jean en classe terminale.  Il deviendra Directeur de cette école, à la suite de Mr GUILLEM.

 Jean prépare ses élèves au concours d’entrée en 6ème et au Certificat d’Etudes Primaires, en binôme avec Mr SALVADOR.   Il donne, par ailleurs des cours d’Adultes, entre autres à Carguenta, en dessin industriel.   Il prépare aussi des Adultes à différents examens et concours.   Ceux-ci obtiennent avec succès leur diplôme : sa réputation et celle de l’Ecole de Delmonte s’en trouvent accrues.

 Louise quittera l’Algérie en juin 1962 pour St Maur des Fossés (en Ile de France).  Jean l’y rejoindra en 1965, après avoir tenu les fonctions de Surveillant Général au Collège Technique de Victor Hugo à Oran, voulant ainsi contribuer à la continuité de l’enseignement avec l’espoir de faire perdurer l’œuvre entreprise en Algérie.

 De retour à St Maur des Fossés, Jean continue, pendant plusieurs années, à aider plusieurs élèves en difficulté. 

Jean et Louise ont eu le bonheur de revoir de nombreux anciens élèves, avant de s’éteindre, Jean en 1986 et Louise en 1989, entourés de leurs 3 enfants et de leurs 7 petits-enfants.

 

François SALVADOR

 

François Salvador est né en 1912 à Oran chez un couple d'espagnols Francisco et Vicenta originaires de Ragol ( Almeria) et Alicante.

 Son père fut cocher, puis chauffeur poids lourd puis chauffeur de taxi.

 Sa mère tiendra une épicerie, aprés avoir été cigarière, rue général Laperrine où la famille habitait.

 Il eut 3 soeurs : Dolores (1906), Juliette (1908) et Marcelle (1915).

 Aprés ses études primaires et secondaires, il intègre l'école normale d'instituteurs de la Bouzaréa prés d'Alger (promotion 1929). Il commença sa carrière d'enseignant à Rio Salado avant d'être nommé à Oran à l'école de Delmonte alors dirigée par M.Guillem prédécesseur de M.Juan. Il y restera jusqu'en 1962 puis changera d'établissement pour terminer sa carrière à l'école Jules Renard en 1967. 

François Salvador s'est marié en 1943 à Fernande Brunet (1919) et eut 2 enfants: Marc (1946) et Marie-Françoise (1950, filleule de Madame Guillem et M.Juan), tous 2 élèves à Delmonte (évidemment). 

Il vécut avec sa famille rue Sainte Claire Deville, puis rue Louvain (à l'école) et enfin rue Jules Grévy. 

A la fin de sa carrière, il s'établit à Perpignan où il résida jusqu'en 1997, année de son décès. Il eut la joie de recevoir la visite de nombre de ses anciens élèves dont l'un qui fut son médecin jusqu'à la fin.

 

 

Le PERE MARC

Il fait parti de ces hommes qui parti de rien a tout construit

sa première église à Delmonte une tente américaine avec une cour rue Kitchener comme patronage

Puis l'église en dur avec un patronage plus important et une cour pour les soeurs et les filles

Puis un patronage encore plus grand pour que nous soyons bien

Création d'un cinéma, de maisons

Le Père Marc est décédé le 8 Juillet 1976 à l'âge de 77 ans

 

 

Francis ESPOSITO.

Nous nous souvenons tous de Francis Esposito, garçon solide, remuant, l'un des piliers des patronages de Delmonte, celui de Mr Henri d'abord, puis celui du père Marc. Beaucoup furent surpris de le voir entrer au séminaire, et lorsque quelques années plus tard il fit son apparition dans son bel uniforme d'officier, d'aucuns pensèrent qu'après de brillantes études au séminaire, il se laisserait tenter par la carrière des armes, c'était oublier que notre ami Francis avait la Foi chevillée au corps . Il entreprit donc dans les ordres un solide parcours de curé à son image , loin des ors et de la pompe ( d'autres sont mieux faits pour cela ) mais auprès de ses paroissiens auxquels il porte toute son attention et son amour depuis près d'un demi siècle. Et lorsqu'il lui arrive de dire la messe à nos rassemblements annuels nous l'écoutons et le suivons avec fierté et beaucoup d'émotion"
 

" Lolo Esposito "

Qui n'a connu Lolo Esposito à Delmonte. Garçon vif et remuant, adolescent turbulent, jeune footballeur débutant, bruyant, certes, mais excellent camarade, toujours gai et de bonne humeur, il était connu et apprécié de tous. Mais notre ami s'est vraiment révélé de ce côté-ci de la Méditerranée où il tient à bout de bras, avec Angèle Mojica, son Caparros de mari et quelques autres l'association des amitiés Delmontoises, devenue association"Delmonte, Victor Hugo, Bastié, Cavaignac" Véritable magicien, Lolo s'est montré capable de confectionner paellas et gaspachos pour plusieurs centaines de personnes dans sa belle pinède de Miramas.Cette année encore le rassemblement des anciens a été un vrai moment d'émotion, d'amitié et de bonheur. Merci, Lolo"
 

Lucien Esposito

Elevé au Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur

Lucien Esposito était déjà titulaire de nombreuses médailles et distinctions ( Croix du combattant, la Croix du combattant volontaire, la Croix des combattants de l'Europe ) mais c'est la plus belle qui est arrivée, le 1er janvier, avec la promotion de la Légion d'honneur.

Il a conscience qu'elle récompense tant d'année au service de la Nation et à ceux qui ont combattu pour elle.

Depuis 24 ans, il préside le comitée Haute Garonne de l'Union National des Combattants(UNC-UNCAFN) et depuis 8 ans a la charge de vice-président du comité d'entente des anciens combattants du département.

Né à Oran ( quartier de Delmonte ) le 23 février 1932, Lucien aura servi comme militaire en Afrique du Nord entre 1950 et 1953 puis aura participé à la guerre d'Algérie entre 1955 et 1957.

Il a été militaire pendant 23 ans dans l'armée de l'Air, dont 12 ans dans un service spécial, lié au SDECE, le contre-espionnage.Dans le civil, Lucien a travaillé pendant près de 20 ans pour la société SPIE-Batignoles.

Depuis près d'un quart de siècle, Lucien donne beaucoup de temps et d'énergie à l'Union Nationale des Combattants et aux plusieurs commissions oeuvrant pour la mémoire de ceux qui ont combattu, notamment en Afrique du Nord.

Dans sa lettre, Lucien ( Lulu ) m'écrit " Je suis chevalier dansl'ordre de la légion d'honneur. Après l'O.N.M. , moi un gosse chaussé d'espadrille, me voila au niveau des grands. Je crois que cette honneur, doit rejaillir sur notre Quartier de Delmonte ( comme il a raison ).

Mes félicitations Lulu et toute mon Amitiés ( Roger )

 
 

 Raymonde TORREGROSSA 

 "Qui ne se souvient , parmi les anciens Delmontois, de la voix exceptionnelle de Raymonde Torregrossa, des H.B.M.? Elle était l'un des piliers de la chorale de notre paroisse, et lorsque sa voix montait en solo dans notre modeste église de Notre Dame de la Miséricorde, un frisson de bonheur parcourait la nombreuse assistance. En plus de sa voix magnifique , Raymonde était très belle, et nous étions très fiers de la voir le plus souvent à la tête des processions qui parcouraient les rues du quartier, portant la vierge et entonnant un cantique au passage devant l'un de ces beaux reposoirs que nous dressions sur le parcours."

 
 

Madame ALBALADEJO

  "Les Delmontois et leurs voisins avaient la chance de disposer d'une annexe de la Mairie d'Oran. Située rue Tirman, prés de la poste, cette annexe était dirigée par mme Albaladéjo, des H.B.M.. Celle-ci formait avec Mme Grazzietti, la championne de baskett de la J.S.S.E. et un 3°employé une équipe particulièrement efficace et totalement dévouée. Ramenant souvent du travail à la maison, elles aidaient chacun et surtout les plus démunis à récupérer tous leurs droits (cartes, allocations etc...) A l'enterrement de Mme Albaladéjo, plus d'un millier de personnes vinrent lui rendre hommage à Tamazoûet . Parmi elles près de 200 musulmans, hommes et femmes, dans leurs tenues blanches immaculées, qui n'avaient pas craint de montrer leur reconnaissance à un moment ou des sauvages menaçaient de leur couper le nez pour une cigarette.

A ceci je dois ajouter ( Roger Ortega ) sa GENTILLESSE , chaque année la bande de copains que nous étions, finissions la nuit du réveillon chez Mr et Mme Albaladéjo ou elle nous avait préparé un chocolat chaud avec des tayos

 

 
 

Robert  PEREZ

Natif de Delmonte 15 rue douaumont, il a débuté sa carrière à la JSSE en 1948

Son Palmarés

2 fois champion d'Oranie Individuel amateur ( 1950 et 1951 )

4 fois champion d'Oranie par équipe ( 1950,1951 et 1954,1955 )

1952 présélectionné olympique

1954 2ème champion d'Oranie ( vitesse )

1959 3ème champion d'Oranie Indépendant

1950 1er du grand prix Balestri

1er du grand prixTaiba

 

Henri RICHIER

Extrait du texte d'André Sansano de delmonte

Né en 1917 à Delmonte, rue Leverrier ( face à l'ancien Patro )

Vint très tôt au cyclisme à l'âge de 16 ans

Son palmarès sera l'un des plus riches parmi l'élite du cyclisme oranien

La guerre ayant retardé sa carrière, il débuta en 1933

Il porta le maillot de 3 clubs ( ROO, MCO, ASPO )

Prix des fêtes du Sig, Noisy les Bains, Hammam Bou Hadjar, Mers el Kébir, St-Antoine, Sidi Bel Abbès, de la Marine

Circuit Bossuet et le challenge Lée

2ème au critérium de la montagne, au championnat de cyclo-cross d'Oranie, au championnat d'AFN sur piste, à Mostaganem

Il gagnera la poursuite et la course à l'américaine

3ème en individuel , au prix inter sociétaire de la ROO, au grand prix du VC mascaréen et au champonnat des 100 kms de la ROO

Pro aspirant , il sera au terme de cette année déclaré meilleur coureur d'Oranie devant Serrano et Gomis

Il abandonnera la compétition vers 1955

Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'un homme loyal, courageux et attachant

Le texte d'André Sansano est un véritable hommage à Henri Richier qui le mérite bien

 

Jacques  COMBES

Jacques Combes

J.S.S.E

C’est en 1950 à la J.S.S.E que débuta la « carrière »cycliste de Jacques Combes dans la catégorie des minimes à l’âge de 16 ans.

Cette année là après une place de second dans la première course disputée, Il remportera toutes les autres auxquelles il participera, y compris le championnat d’Oranie des minimes .

L’année suivante en passant dans la catégorie amateurs, Il disputera le premier pas Dunlop, (championnat des moins de 18 ans à cette époque) en se classant honorablement, de même que dans plusieurs autres courses dans lesquelles il était engagé. Ainsi au fil des années gravissant les échelons, il commença à disputer les classiques, tels que le grand prix de l’Echo du Soir où il finira second en 1953 à Aïn Témouchent, ou encore le grand prix d’Oran Républicain (190 km) dans lequel il sera classé huitième trois années consécutives, (Pouvant prétendre à une sélection pour le critérium de l’Echo d’Oran.Ne voulant pas quitter son statut d’amateur, il décida de ne jamais disputer ce critérium , Le grand prix des commerçants de Delmonte, le grand prix des commerçants de Boulanger remporté en 1953, etc….

Parallèlement il participa à des épreuves  sur piste et notamment en vitesse. Il obtint de bons résultats en remportant plusieurs courses du challenge FEMENIA, où encore des américaines et courses individuelles aux points,  de même que de bons classements dans les championnats de vitesse.

C’est son métier qui l’avait incité à s’orienter vers la piste, car cela demandait moins d’heures d’entraînement que la route. En effet il étais alors jeune ouvrier dans le bâtiment et ne disposait pas de temps pour s’entraîner sur route, si ce n'est après la journée de travail sur les chantiers et malgré la fatigue, jusqu’à parfois 23 heures, une ou deux fois par semaine.

Néanmoins, le plaisir procuré par le fait de terminer souvent parmi les meilleurs le ramenait aux épreuves sur route.

Ainsi en 1953 disputant les championnats d’Oranie contre la montre par équipes avec la JSSE, ils remportèrent le titre, ce qui leur permettra de disputer les championnats de France le 14 juillet à Montbeliard. Sur la lancée il entama un long périple, entrecoupé de courses dans le Doubs, la Côte d’Or et le Gard.

En 1954 quittant la JSSE pour le VSBH il continua son petit bonhomme de chemin sur piste, et sur route, avec là encore des succès contre la montre par équipe, discipline des plus exigeantes, avec de nouveaux équipiers.

C’est à la fin de la saison 1955, qu'il fût appelé pour effectuer son service militaire ( il due  stopper sa carrière car absent pendant 29 mois, passés presque entièrement au Sahara le long de la frontière marocaine, où le sport pratiqué là était tout autre et loin des « joies «  du vélo.

De retour, au début de 1958 dans notre beau quartier de Delmonte, il avait deux projets à l’étude.

Fonder une famille et reprendre le cyclisme. Le premier fût réalisé rapidement.

Pour le second, il ne put jamais le réaliser, car rappelé dans les unités territoriales deux mois plus tard. Le vélo s’est vite retrouvé raccroché définitivement. 

Plus tard il s' orienta vers le football, mais là c’est un tout autre scénario, et encore plus tard,  il reprit le vélo chez les cyclos sportifs se bornant ensuite au cyclotourisme qu'il pratique toujours dès qu'il en a l’occasion . 

Avec Henri Richier, Robert Perez et Jacques Combes, Delmonte était dotée de 3 Grands Champions Cyclistes

 

Fernand  GARCIA

" Fernandico "

Il demeurait au 15 Brd Pasteur à Delmonte

Professionnellement, il fut contre maître de la Tonnellerie GUIBAUD, où il obtint la médaille du travail.

Sportivement, il a eu une carrière très fournie dans 2 disciplines : le Football et le Volley ball

 

En Football :

Ø      Plusieurs titres de Champion d’Oranie, avant de venir en 1938 en Métropole (Touraine) pour jouer en CFA (Championnat de France Amateur)

Ø      Retour en Afrique du Nord à Fez (Maroc) pendant 2 saisons puis de nombreuses  saisons à la JSSE

Ø      Entraîneur de l’équipe minime de la JSSE en 1957

Ø      Entraîneur de l’équipe cadets de la JSSE en 1958

Ø      Champion d’Indre et Loire de 2ème Division en tant que joueur à 51 ans en 1962-63

Ø      ½ Finaliste de la Coupe d’Indre et Loire en Mai 1963

Ø      Entraîneur de l’équipe Juniors de Château Renault (37) Championne d’Indre et Loire en 1972

 

En Volley ball :

Avec l’équipe de la JSSE :

Ø      Champion d’Afrique du Nord en 1947 

Ø      Champion d’Oranie en 1941/42

Ø      Champion d’Oranie en 1946/47

Ø      Champion d’Oranie en 1947/48

Ø      Champion d’Oranie en 1948/49

Ø      Vainqueur de la Coupe de L’ ECHO D’ORAN le 13 Avril 1947

Ø      Vainqueur de la Coupe de la Victoire en 1948

Il fut ensuite dirigeant du CND et arbitre de Volley ball

 

Guy BOURGUIGNON et Jean - Pierre MIRA

Nos deux Meilleurs Footballeurs d'Oranie étaient Delmontois 

Deux Delmontois Guy Bourguignon et Jean - Pierre Mira, et l'on ne peut parler de l'un sans parler de l'autre, car ils étaient inséparables,  ont fait la même carrière dans les mêmes équipes, jusqu'au départ en 1962 ou Guy s'est installé en France et Jean - Pierre en Espagne. 

Il est  dommage d'avoir séparé cette paire de joueurs qui s'entendaient à merveille, mais il est vrai que notre départ a bouleversé beaucoup de choses

Ci- dessous vous trouverez une Bio de Jean - Pierre et de Guy à Oran et la carrière de Guy en France.

Un autre volet est consacré à Jean - Pierre.

Je n'ai pas voulu faire ce que notre départ d'Oran à fait, séparer ces deux amis  (dont Guy me dit que c'est plus qu'un ami , mais un frère ) .

 

ASCannes 1ère Div PRO

Draguignan CFA

Jean-Pierre et Guy

Guy et Jean-Pierre

 

Cette Bio a été écrite par Jean Paul RUIZ de la rue Chevreul

Merci Jean Paul

Footballeurs de grande classe

Guy est né à Oran - Delmonte le 14/5/1940.Il résidait rue d'Agadir qui est le prolongement de la rue Berthelot, à partir de la rue Louvain. Son domicile était proche de l'avenue de Sidi-Chami et faisait face à l'ancien terrain de foot de la J.S.D.

Jean-Pierre lui est né à Oran Delmonte le 5 Mai 1940 et il résidait 26 ave de Sidi Chami, il suffisait de traverser l'avenue pour être chez Guy.

Dès son plus jeune âge, Guy montre des dispositions exceptionnelles pour le ballon rond. Pas plus haut de trois pommes, il ne craint pas de se frotter à des joueurs bien plus âgés et plus grands que lui, avec une virtuosité admirable, il dribble, feinte et prend de vitesse les adversaires les plus accrocheurs.

Désireux de rejoindre ses copains de l'école de Delmonte ( Jean-Pierre Mira, Jean-Paul De Los Rio, René Forner, Kader Benharrous, Raymond Sanz, René Ferra etc....) il va régulièrement jouer sur la place Théus des parties de foot interminables et fait l'admiration de tous par sa technique acquise en pratiquant ce que l'on appelle << le foot de rue >>.

A douze ans, il devient licencié << minime >> à la JSSE avec son copain Jean-Pierre Mira. Dès la première année, son équipe gagne la Coupe d'Oranie << minime >>.

Sous la houlette d'éducateur qualifiés ( Friedmann, Funès ..) sa technique va s'affirmer. Par sa vitesse de course, sa vélocité, sa remarquable conduite de balle, il devient l'un des jeunes les plus en vue de son club avec son ami J.P. Mira (deux joueurs très doués, et qui ont fait le bonheur de la JSSE ).

Lorsqu'il accède à la catégorie << juniors >>, l'entraîneur Andrada le titularise en équipe première avec son inséparable compagnon Jean-Pierre Mira. Il devient alors un des ailiers droits les plus incisif du championnat d'Oranie de Division d'Honneur, alors que Jean-Pierre devenait l'un des meilleurs milieu de terrain de ce championnat.

Guy Bourguignon, alors junior, fait tant de ravage dans les défenses adverses qu'il se voit sélectionné d'Oranie << seniors >> en mai 1958 pour jouer contre la Sélection du Centre Ouest au stade Montréal. Terrible dilemme pour notre Delmontois car le même jour, en lever de rideau du match de la sélection d'Oranie, la JSSE dispute la finale de la coupe d'Oranie contre l'I.S. Mostaganem. Ayant un sens aigu de l'amitié et fidèle aux couleurs << violet et blanc >> Guy choisit, avec l'assentiment des dirigeants de son club, de disputer la Coupe d'Oranie << juniors >>.Guy ne regrettera pas son option car il recevra, en bon capitaine qu'il sera ce jour-là, le trophée tant convoité des mains du président de la LOFA, Marcel Bir. Ses coéquipiers étaient, entre autres, Jean-Pierre Mira, Daniel Torres, René Campos, Roland Ferrandez ( Delmontois des HBM ) etc...Les sélectionneurs de la LOFA ne lui tiendront pas rigueur de cette << désertion >> d'un jour car il connaîtra à dix reprises la joie de défendre les couleurs de sa province natale, à la satisfaction de tous.

Après l'exode, il est sollicité par le S.C. Draguignan qui évolue en 3ème division ( l'équivalant du National actuel ). Lors d'un 32ème de finale de Coupe de France contre l'A.S.Monaco, des dirigeants de l'A.S.Cannes le remarquent et le font signer l'année suivante. Il y rejoint une poignée de footballeurs pieds-noirs : Estève, Amand, Sparza, Baeza et Ferrari. Sa vitesse de course, ses crochets et ses centres bien ajustés participeront activement à la montée de l'A.S.Cannes en 1ère Division.

Après avoir cessé sa carrière de PRO à Cannes, Guy est recruté par la municipalité de Cannes comme employé municipal. Il continuera à jouer en amateur en prenant une licence au club de Cannes-La Bocca.

Pour le plaisir et pour se retremper dans le milieu du foot de là-bas, il jouera régulièrement avec les Oraniens qui se confrontent amicalement avec les Algérois dans diverses ville de France. En outre, chaque année, il participait, avec les anciens de la JSSE, aux rencontres organisées à Toulon-La Valette, avec les anciens du FCO, ASMO, SCBA, SC Choupot, AS Eckmuhl... Les initiateurs et organisateurs de ces rencontres sont Ernest Tomas ( FCO ) et André Mira, frère de Jean-Pierre ( JSSE ) ).

Désireux de retrouver ses copains de jeunesse et de son ancien quartier, il participe régulièrement aux retrouvailles des Saint-Eugénois au Canet-en-Roussillon et des Delmontois à Miramas. Chaque annèe on le revoit également à Nîmes pour l'Ascencion.

Telle est la personnalité de ce sympathique ancien footballeur professionnel qui a fait honneur au football << pieds-noirs >> et qui a su rester humble et fidèle à ses origines.

 
 

Jean - Pierre MIRA et Guy BOURGUIGNON  

Nos deux Meilleurs Footballeurs d'Oranie étaient Delmontois 

Deux Delmontois Guy Bourguignon et Jean - Pierre Mira, et l'on ne peut parler de l'un sans parler de l'autre, car ils étaient inséparables,  ont fait la même carrière dans les mêmes équipes, jusqu'au départ en 1962 ou Guy s'est installé en France et Jean - Pierre en Espagne. 

Il est  dommage d'avoir séparé cette paire de joueurs qui s'entendaient à merveille, mais il est vrai que notre départ a bouleversé beaucoup de choses

 

Jean-Pierre et Guy

Guy et Jean-Pierre

Cette Bio a été écrite par André MIRA , frère de Jean-Pierre

Merci André

Jean-Pierre MIRA né le 5 Mai 1940 à ORAN 

26 Avenue de Sidi-Chami à Delmonte.

Scolarité école de DELMONTE chez Schneider et Juan.

1953 concours de la S.N.C.F.A, embauché à l'école des apprentis et ensuite ouvrier.

Exode en Juin 1962 de l'autre côte de la Méditerrannée, le Pays de nos ancêtres...l'ESPAGNE.éxactement à Carthagène pour ensuite élire domicile à TORREVIEJA province d'Alicante.

Carriére footbolistique:

A ORAN : 12 ans au même Club de la Jeunesse Sportive Saint Eugénoise (J.S.S.E)

club de foot de Torréviéja 2 ans.

Ercules d'Alicante 1 an.

S.A.Valencienne 1 an.

A.S.P.Foyer à Perpignan 3 ans.

DCD suite à un Tragique accident de la circulation en Espagne dans la région de Bourgos.

 Son ami de toujours se nomme Guy BOURGUIGNON, tout le monde les considérait comme deux frères, c'était les chouchous de Saint Eugène.
 

Telle est la personnalité de ce sympathique ancien footballeur professionnel qui a fait honneur au football << pieds-noirs >> et qui a su rester humble et fidèle à ses origines.

 
 


RUIZ  Claude

RUIZ  Claude
Né le 10 mars 1935 à Oran
( Ainé de 4 enfants)

Mon père travaillait aux travaux maritimes ( Base d’Arzew )

Ma mère (  orpheline à 14 ans de sa mère et à 22 ans de son père ), s’occupait de nous à la maison.

Nous avons habité au 26 rue chevreul à St – Eugène, jusqu’en juin 1956 , puis à la Cité des Castors de l’Arsenal d’Oran, de juin 1956 à juin 1962.

J’ai effectué ma Primaire à l’école de Delmonte et ma Secondaire au Lycée d’Ardaillon

Lauréat de la ville d’Oran pour l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires en Juin 1948 et remise du premier prix à l’Opéra Municipal.

J’ai fait carrière dans la Fonction Publique Hospitalière, au sein des établissements ci – après

  CHU d’Oran de décembre 1958 à Juin 1962

   CHU de Bordeaux d’Août 1962 à Avril 1964

   CHG de Dax de Mai 1964 à Juillet 1969

  CHG de Toulon de Août 1969 à Juillet 1990

  CHG de Hyères de Juillet 1990 à Mars 1995

  Concours de l’Ecole Nationale de la Santé Publique de Rennes

  Cadre de Direction des Hôpitaux jusqu’au 31 mars 1995

  Intervenant extérieur de l’Ecole Nationale de la Santé, pour la préparation au concours de Directeur

  Directeur Honoraire des Hôpitaux depuis le 1er avril 1995 par décision du Ministère de la santé Publique.

  Président de la Délégation Départementale du VAR des rapatriés

   Conseillé Municipal de la ville de Toulon

   Trésorier Départemental de la Direction Varoise du Secours Catholique

   Secrétaire Général du Comité d’intérêt Local du secteur des Favières à Toulon.

 

 

  Mireille  PIOVANACCI

Rue Kitchener à Delmonte

 

 

 

Fonderie de Mr Armand BAUS

Monsieur Baus, un seigneur de Delmonte

             Monsieur Baus nous a quittés et j'ai d'abord une pensée pour ses enfants, que j'ai bien connus et pas mal fréquentés aux HBM .

            J'ai aussi connu mr Baus dont le métier me fascinait , pour lui avoir rendu parfois visite dans l'atelier de forgeron qu'il tenait quelque part aux limites de Delmonte et du campico.

 Je me souviens encore, lorsqu'il ouvrait son four, du fantastique spectacle de la coulée de métal en fusion qui dégageait une chaleur d'enfer et que Mr Baus maîtrisait avec adresse pour la diriger, je crois, vers les moules qu'il avait préparé. Je me souviens aussi le voir travailler ses pièces encore brûlantes à coups de marteaux, parfois amples et puissants, parfois secs et précis , et le voir plus tard exhiber la nouvelle pièce forgée, véritable œuvre d'art pour moi.

 

              Un jour que j'accompagnais Marc, qui aidait parfois son père à l'atelier, je fis la remarque à Mr Baus du nombre de pièces manifestement pour bateaux qu'il travaillait. Il me répondit qu'en effet il travaillait de plus en plus pour des marins ou des pêcheurs et qu'il en était très fier : «  tu sais, me dit-il, c'est une clientèle très exigeante, les pièces doivent être parfaites et d'une solidité à toute épreuve. Tu comprends, c'est une question de sécurité. Ils n'ont pas envie de voir une pièce casser par gros temps et les laisser en rade dans la tempête »

            

              Mr Baus n'était que forgeron, après tout, diront certains , mais pour nous, c'était un seigneur. Pas de cheffaillon pour l'enquiquiner dans son boulot, pas de PDG ou d'actionnaire pour prétendre le virer. Même le client n'était pas le roi, pas de prétentieux chez eux. Certes mr Baus avait besoin d'eux, mais eux aussi avaient besoin de lui pour être dépannés et pouvoir travailler. Un grand respect régnait donc entre tous ces artisans : forgeron, menuisier, marin, bourrelier, plombier, électricien, boulanger, etc...

 

              Un seigneur qui à la force de ses mains et de ses bras, grâce à ses connaissances, à son savoir faire et à son habileté a élevé sa nombreuses famille dans la dignité et l'honnêteté dans un métier où n'existent ni les compromissions, ni les magouilles, ni aucune tricherie ou artifice.

 Mr Baus est pour nous un grand Delmontois comme tant d'autres de nos ouvriers et artisans.

 

                                                                                     Antoine-Roch Albaladéjo dit Toinou

 

 

 

Tonnellerie de  Amboise  GUIBAUD

INSTALLATION de Ambroise GUIBAUD à Delmonte ORAN

 Mon père, né en 1893 à MARSEILLE, le benjamin d’une famille nombreuse, quitta son pays à 25 ans avec seulement une valise en osier contenant un bleu de travail et surtout tous ses outils de tonnelier. Il venait d’être embauché pour aller à Rio-Salado Département d’ORAN pour réparer les « demis-muids » ( grosses futailles contenant 600 litres environ ) destinés au transport des vins de Rio-Salado sur la France . Mon père était une force de travail, il  est resté 4 ans1/2 , dans cette grande cave, réparant ou fabricant de la futaille vinicole.

C’est vrai que mon père était une force de nature. Presque chaque jour, pendant des années, après son travail à MARSEILLE, il prenait son velo de course et partait jusqu’ à MANOSQUE et retour à Marseille ( soit environ 250 km . ) Et le travail ne lui faisait pas peur, et pour cause, il aimait son métier de tonnelier qu’il avait appris dés l’âge de 16 ans à la tonnellerie PIZZI- rue Charpentier à MARSEILLE, ( c’était une référence ) Laquelle d’une vingtaine d’ouvriers- se trouvait à peu prés en face de son domicile. A l’époque cette futaille se fabriquait presque totalement à la main, les machines étaient très rares, même les douelles en chêne se délignaient à la hache dans le fil du bois, les jointures se travaillaient à la colombe et à l’aide d’un rabot ou d’une varlope, aucun nœud n’était tolérait.  Et puis Mr. PIZZI son maître avait décelé en lui une volonté sans faille. « VOULOIR C’EST POUVOIR  » disait mon père devant chaque difficulté et Mr PIZZI lui répondait dans sa langue :  « QUE VA PIANO VA SANO  I QUE VA SANO VA LONTANO 

 Pour en revenir à Rio-Salado durant cette période, Ambroise mon père se rendit plusieurs fois à Oran, où il fit la connaissance du courtier APTEL ( en 1879 )qui récupérait lui-même, avec sa camionnette sur la ville d’Oran, de la futaille réformée, pendant que sa jeune fille Hélène tenait le Bureau. Mon père réceptionnait alors cette futaille à Rio-Salado, la rénovait, la mettait en état et ensuite la réexpédiée à Oran….chez des Négociants qui faisaient le commerce de vin avec la Métropole … La suite s’imagine aisément, il fallait à mon père un large entrepôt à ORAN, où il puisse réparer sur place et fournir directement sa futaille. Mais créer un atelier comme il le concevait, cela était impossible intra-muros ; encore une fois le courtier APTEL lui fut d’un grand secours en le pilotant après la gare marchande d’Oran, vers l’Usine de bière «  La Brasserie l’Algérienne » d’où s’ouvrait tout un grand quartier plein d’avenir, appelé « DELMONTE » . !!!

 Mon père comprit aussitôt tout le potentiel d’activité possible dans ce nouveau quartier de Delmonte alors très peu habité en 1920 ( en dehors de l’avenue de Sidi-Chami et quelques maisonnettes ), recouvert surtout d’espaces libres, de plaines incultes d’argile rouge, où l’on pourrait entreposer des piles énormes de « demi-muids » et autres futailles. Au sud, vers les quartiers de Sanchidrian et de Victor-Hugo, il y avait encore des grandes plaines cultivées… Ainsi, c’est en plein cœur de Delmonte, rue Kitchener, devant une mine de sable blanc, bordée d’une maisonnette, ( semblant abandonnée ) que mon Père s’arrêta avec son ami APTEL Jean-Maurice..

 « Qués aco ? » demanda-t-il en provençal à son ami APTEL . Celui-ci répondit : « C’est le sable blanc découvert probablement en faisant un puits  et exploité pendant longtemps à l’ancienne verrerie, là-bas au coin de l’avenue de Sidi-Chami !...On peut se renseigner si vous voulez ? ». « -Une autre fois ! répondit mon père.. »

C’est vrai qu’à cet instant Ambroise avait un projet plus immédiat, aussi s’en ouvrit-il à son ami APTEL et sans autre préambule, là-même, il lui demanda en mariage la main de sa fille Hélène APTEL. Celui-ci resta deux minutes perplexe puis, en bon négociateur, il répondit avec un large sourire : « Vous me mettez un peu dans l’embarras, d’abord à cause de son jeune âge ( sous-entendu : vous avez vous-même plus de 10 ans qu’elle ) et puis, malgré  ses  19 ans, il me semble indispensable que vous ayez son assentiment…Si vous voulez partager notre repas un de ces soirs ? »

 C’est ainsi que le destin me fit naître en 1924…à Delmonte  juste à côté d’une ancienne mine de sable blanc. Car mon père, ce héros, se maria en 1923 avec Hélène, la jeune fille de monsieur APTEL et ils vécurent unis et heureux pendant 62 ans ( rapatriés en Provence en 1962 ) ( décédés = Ambroise en 1984 et Hélène en 1986 ) .

 Pour en revenir à la rue Kitchener, dés leur mariage mes parents décidèrent d’acheter la maisonnette de l’ex-rue Voltaire qui se dénommait maintenant pompeusement « rue du Lord Kitchener » alors que mon père se défendait ( malicieusement ) d’appartenir ou d’avoir appartenu un jour à l’aristocratie anglaise, et nous n’avons d’ailleurs jamais compris à Delmonte pourquoi un anglais, s’était perdu chez nous ? Quoi qu’il en soit la pauvre rue Kitchener ne brillait alors que par sa nudité et ses « charcos » de boue rouge dés qu’il tombait quelques gouttes de pluie. Cela n’empéchait pas mon père de chanter de sa voix puissante tous les couplets des grands airs des opéras italiens qu’il avait entendu dans sa jeunesse chez PIZZI à Marseille : « C’est le Marseillais qui chante, disaient en souriant nos voisins les plus immédiats. » Et moi j’étais tellement fier de lui !

 Le nouvel atelier de tonnellerie se situait juste devant notre habitation au numéro 16 de la rue Kitchener, mais au fur et à mesure que je prenais de l’âge, que d’autres maisons se construisaient dans notre rue, il fallait augmenter le numéro paire de notre domicile qui passait de 16 à 18…20…22…puis enfin 24. J’imagine que les numéros impaires de l’autre côté de la rue ont suivi le même mouvement. Et puis mon père s’était mis dans la tête de « pousser » les murs, comme il disait,  ( d’agrandir l’atelier en achetant des terrains limitrophes qui étaient en vente ) Ainsi, il acheta le 24.12.1929 à Mr.PASCAL le terrain contigu donnant sur la Place Pasteur et sur le Boulevard Pasteur. C’est vrai que progressivement de nouvelles machines très performantes étaient installées. Le visage de la tonnellerie changea aussi, il devenait « tonnellerie mécanique » avec une importante équipe d’ouvriers « machinistes » et une autre équipe non moins importante d’ouvriers « tonneliers »..Nos voisins d’en face, ALONZO Manuel, , qui disposaient de cours et d’entrepôts nous louèrent des espaces où nous pouvions emmagasiner plus de 1000 futailles.

Pourtant, mon père regrettait toujours, faute de place, de ne plus pouvoir fabriquer les « demi-muids » de sa jeunesse ; alors que certains clients lui en demandaient toujours. C’est pourquoi,  Il fit alors installer, coté Place Pasteur, une énorme chaudière avec treuil électrique de levage pour ébouillanter les grosses carcasses de Demi-muits, et les doubler à l’aide d’un treuil automatique qui recevait aussi un cerclage de travail en acier.

 

 

 

ANTON  Yvon

Delmontois de la rue Dixmude

Champion militaire du Maroc

Champion d'Oranie poids welter

Champion d'Algérie poids welter

Il a disputé les éliminatoires de France, mais les évènements ont coupé cours à sa carrière

 
 

Mr ARROYO hyacinthe


 Grand Père de Louis Guirado et de Fernand Garcia

A travaillé 18 ans comme Forgeron à la BAO

Louisou GUIRADO  Brd Pasteur

  Mon Grand Père

mon grand père n'était pas un sportif, ni un instit, mais un MONSIEUR.
  Tout le monde le respecter dans le milieu
de son travail, ainsi que  ses voisins.
Son nom hyacinthe ARROYO,  né a perregaux  à la ferme blanche  ( lieu dit ), le 6 décembre 1883, son père était horticulteur.
Sa mère aidait un médecin aux accouchements, noble métier. Pour l'époque elle disait  à ma propre mère,  avec tes petites mains, tu seras sage-femme, c'est vrai qu'elle a accouché sa soeur  louisette, mais a terminé sa carrière comme infirmière.
J'oubliais de mentionner  que le père de hyacinthe s'appelait Iose ARROYO, et sa mère isabelle de MONTESINOS.
Un peu de détail, le site DE DELMONTE viendra peut être au secours de ma famille pour LA  GENEALOGIE
Revenons à HYACINTHE  et à  sa famille qui  partirent à  SIDI-BEL-ABBES  rue calle del sol,  c'est la qu'il a appris le métier de forgeron.
Il se maria avec PASCALE ARROYO,  ils eûrent 2 filles isabelle (ma mère encore en vie  92 ans) et louisette EPOUSE DE FERNANDICO.
Mon grand père avait une forge à SIDI-BEL-ABBES ,et pour des raisons que j'ignore ( car les anciens ne sont pas bavards ), ils intègrent la grande ville ,  ORAN  VERS LES ANNEES  1932   DELMONTE  LEURS OUVRE SES BRAS.
Ils  habitaient  15   boulevard   PASTEUR    juqu'en 1961.
En 1932,  LA BRASSERIE ALGERIENNE  ORANAISE qui  livrait  avec des voitures  à  chevaux , avait besoins d'un forgeron.
Hyacinthe fit l'affaire.
J'ai  eu la chance  de le voir travailler, quelque fois  j'entrais avec lui  dans l'antre de cette immense usine.  J'avais 9 ans,
les problèmes de sécurités commençaient.

J'étais prévilégier, par contre motus et bouche cousus,

je devais me faire tout petit dans un coin de la forge immense avec 3 bouts de planche, quelques clous et un marteau
et   là le rythme saccadé des marteaux commençait, mes oreilles ont enregistré pour toujours   le   son  du marteau sur l'enclume et TA       TATA sur la pièce a forger.
Mon grand père avait plutôt une morphologie  petit gabarit, mais tout en muscle.
Il avait comme compagnon un hercule, le marteau  pilon qui soulevait la masse et frappait comme un métronome à l'endroit précis.
le rôle de mon grand père  était de  présenter le bout de fer rouge cerise éteincelant sorti du foyer, et comme un maestro
lui donna sa forme définitive aux sons des marteaux .
LA BRASSERIE LE GARDA   18 ANS   ELLE NE VOULUS PAS SANS SEPARER SI BIEN       QU'IL  MOURRUT LE 16 NOVEMBRE 1950 SUR LES LIEUX        DE SON TRAVAIL
LOUISOU  GUIRADO   PETIT FILS DE HYACINTHE
 

Lucien BELZUNCE

Administrateur territorial hors classe honoraire

Membre d'une famille de la rue des Eparges, malgré son illustre patronyme, notre ami Lucien fut très vite repéré par Mr JUAN, le bien connu directeur de l'école primaire de Delmonte, pour le sérieux et la qualité de son travail.

Avec ses amis Toinou Albaladéjo et Paulo Salmeron il composa le trio qui obtint brillamment le concours de la <<bourse>> en 1948. Après d'excellentes études au Collège Moderne Ardaillon, qui lui permirent d'obtenir sans coup férir le baccalauréat Philosophie, il obtint un poste de maître d'internat à Ardaillon, ce qui lui permit de venir en aide à ses parents. 

Admis au concours de contrôleur des contributions diverses et ensuite à celui de rédacteur de la mairie d'Oran, c'est au sein de l'administration communale qu'il fera un remarquable parcours professionnel, après ses 27 mois sous les drapeaux en Algérie. En 1962, après l'exode, il fut reclassé à la mairie de Lyon, qui, jumelée avec Oran, accuellit nos compatriotes avec humanité et générosité. Elle le nomma rapidement rédacteur principal, puis chef de bureau. Il intégra en 1969 la communauté urbaine de Lyon, lors de la création de cet établissement public de coopération intercommunale, regroupant 55 communes et près de    1 200 000 habitants et dont il fut une des chevilles ouvrières, franchissant d'autres échelons de la hiérarchie administrative : directeur de service, secrétaire général adjoint, terminant sa carrière comme administrateur territorial hors classe, ayant en charge la direction des ressources humaines, gérant et administrant jisqu'à plus de 6000 agents de tous grades et métiers.

Sa compétence et son ardeur au travail lui valurent, après d'autres distinctions administratives et la médaille d'honneur de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, d'être fait chevalier de l'Ordre National du Mérite, dans lequel il fut parrainé par l'ancien Premier ministre Raymond Barre, dernier président de la communauté urbaine de Lyon à qui il apporta sa collaboration avant son admission à la retraite fin 1996.

Sérieux dans son travail, Lucien n'en est pas moins un excellent camarade et un bon vivant, connaissant plus de 2500 histoires, il possède pour les raconter cette grâce spéciale qui en fait un convive unique. Ah, on ne s'ennuie pas avec l'ami Belzunce. On peut dire que dans ce domaine aussi il aura été un grand et digne Delmontois. 

Texte d'Antoine Albaladéjo

 

Claude Nal

 

Présentation de Claude NAL

 Né à Oran (Algérie Française), le 26 février 1941 .

Parents : Camille NAL et Antoinette MAS. Trois frères : René, Louis, Pierre.

Camille est venu à Oran en  1919 pour y accomplir ses obligations militaires. Après sa démobilisation, il reste à Oran où il se marie puis exerce le métier de coiffeur (achète un salon rue Alsace Lorraine). Il s'installe ensuite à Saint Eugène où il achète un bar au coin de l'avenue de St Eugène et de la rue Pégoud. Il le transforme pour en faire la "Brasserie NAL" (voir photo).

La famille a habité quelques temps au début de la rue Maupas, puis ensuite au quartier Saint Charles.

Etudes primaires de Claude à l'Annexe de l'Ecole Normale d'Instituteur (Quartier St Charles)après être passé par l'institution Sainte Marie des Champs dans les petites classes.

Etudes secondaires au Lycée Lamoricière d'Oran (Annexe de Gambetta puis Lycée Central), jusqu'au baccalauréat de mathématiques .

En 1961-1962 Claude est membre du bureau de l'Association Générale des Etudiants d'Oran.

Incorporé  d'office en juin 1962, dans le cadre du Plan Simoun (résiliation immédiate des sursis étudiants).

Après les EOR Claude sert, en tant qu'officier de réserve, dans le désert nigérien (Groupement Saharien de l'Infanterie de Marine) avec le grade de sous-lieutenant Il est aujourd'hui, Lieutenant Honoraire.

Reprise des études en 1964, à la Faculté des Sciences Saint-Charles de l'Université d'Aix-Marseille où il est diplômé de sciences physiques et de mathématiques

Marié à Françoise Ciréra (originaire d'Oran) - 3 enfants - 14 petits-enfants.

 Carrière professionnelle :

Retraité, retiré à Marseille.

 Activités diverses entre 1969 et 2000 :

 Activité actuelle en faveur de la communauté Pieds-Noirs

 Depuis 2010, j'ai décidé de consacrer un maximum de mon temps à l'écriture en m'appuyant sur le crédo suivant :

"Ne pas oublier - Défendre la vérité - Transmettre"

pour apporter ma contribution à la bonne image de la communauté des Français d'Algérie.

 Mes trois écrits sont :

·       Le roman "Un jeune homme d'honneur"

·       Le roman "Voyage en Piednoirie"

·       La pièce de théâtre "Le Serment de l'Orane"

 

C'est cette pièce que Laurent Esposito (Lolo) et moi avons décidé de faire jouer

à Fos-sur-Mer le dimanche 20 mars 2016, à 15h,

au magnifique Théâtre de Fos, Centre Culturel Marcel Pagnol (600 places). Nous y jouerons la pièce pour la onzième fois. Elle a été vue par environ 1500 personnes, depuis fin 2012 dans plusieurs villes du sud : Marseille (3 fois), Le Pontet, Quint-Fonsegrives, Cassis, Port-Vendres, Béziers, Le Pradet.

 En dehors de Fos-sur-Mer, il existe deux sérieux projets sur Marseille et sur Nice.

 Claude Nal

www.jh-dhonneur.fr

Bande annonce sur YouTube "Le Serment de l'Orane"

Bien que ce Site soit dédié à notre quartier de Delmonte, j'ai fait une exception pour Claude NAL, qui a habité au début de la rue Maupas, puis rue pégout ( frontière entre Delmonte et St-Eugène )  et ayant des amis delmontois ( tel notre champion de Boxe Yvon Anton ), je me suis permis de le faire figurer dans les grands de Delmonte.